Le
numéro spécial du Bulletin Officiel du CNRS consacré
à la Valorisation de la recherche publique vient de paraître.
Après trois années de débat, le
processus de révision des lois du 29 juillet 1994* a enfin abouti à
une loi modificative du 6 août 2004, relative à la "bioéthique". Les
principales dispositions de cette loi s’organisent autour de 4
thèmes....
Le décret et l'arrêté permettant d'importer des lignées de cellules souches
embryonnaires humaines, en attendant la création de l'Agence de la
biomédecine en 2005, viennent d'être publiés au JO du 30
septembre 2004.
Consulter
le décret
Consulter
l'arrêté
Publication de la
nouvelle loi informatique et libertés























La loi n° 2004-801 du
6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à
l’égard des traitements de données à caractère personnel rénove
en profondeur la loi "informatique et libertés" de 1978.
Les mutations technologiques, la révolution numérique, l’obligation
de transposer la directive européenne 95/46/CE du 24 octobre 1995
imposaient en effet de revisiter substantiellement le texte d’origine.
Le Conseil constitutionnel ayant validé, à un article près, le texte
voté par les deux assemblées, la nouvelle loi publiée au Journal
Officiel du
7 août est désormais en vigueur.
Le législateur a mis un terme au critère organique, jugé à juste
titre dépassé, qui, selon l’origine publique ou privée des fichiers,
commandait des régimes juridiques différents. Par ailleurs, il
a substitué la notion plus large de "données à caractère
personnel" à celle d’informations nominatives. Il a également
modifié les missions de la CNIL en la dotant de nouvelles prérogatives
notamment en matière d’investigation et de sanctions.
LCEN : incidence de la
LCEN sur les activités des éditeurs et hébergeurs
de sites Internet et sur celles des entités proposant leurs
biens ou services par Internet






















La LCEN (loi pour la confiance dans
l'économie numérique) a été définitivement adoptée
le 21 juin 2004 par les parlementaires. Acte fondateur du droit
commun de l'Internet, elle a pour objectif de favoriser le développement
du commerce par Internet et de clarifier le droit applicable aux
services de l’Internet. Elle fixe notamment de nouvelles obligations
aux éditeurs de sites Web (I) et aux entités proposant leurs biens
ou services par Internet (V), étend le régime des infractions commises
par voie de presse à celles commises en ligne (II), encadre la responsabilité
des hébergeurs de site Internet (III) ainsi que la conclusion des
contrats en ligne et enfin reconnaît la validité juridique de l’acte
électronique (IV).
Jurisprudence
sur l'utilisation de la messagerie au travail























Le courrier électronique relève en droit
français de deux régimes juridiques distincts : celui de la
correspondance privée et celui de la communication audiovisuelle.
L’article 1er de la loi pour la confiance dans l’économie numérique
(LCEN) du 21 juin 2004, définissant le courrier
électronique comme "tout message, sous
forme de texte, de voix ou de son, envoyé par un réseau public de
communication, stocké sur un serveur réseau ou dans l’équipement
terminal du destinataire, jusqu’à ce que ce dernier le récupère"
a été porté devant le Conseil constitutionnel, au motif que cette
définition, en ne faisant pas référence à la correspondance privé,
remettait en cause le respect de la vie privée institué par l’article
2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Les neuf
sages n’ont pas retenu cet argument en répondant que l’article 1er
de la LCEN ne fait que définir un procédé technique, n’affecte pas
le régime de la correspondance privée du courrier
électronique et que c’est au
juge qu’il appartient d’apprécier le caractère privé du message.
Sur ce fondement, l’arrêt (méconnu) rendu le 4 juillet 2003 par
la Cour d’appel de Bordeaux prend une importance toute particulière,
puisqu’il précise la notion de "message personnel".